Comment optimiser son feu de bois – Techniques et astuces – Simplyfeu

Vous disposez d’un bon allume-feu, de bûches, d’un poêle à bois… l’idéal pour obtenir un système de chauffage en ce temps. Nous vous proposons quelques astuces pour optimiser votre feu.

Un peu de théorie

La combustion de bois peut être décomposée en trois étapes :

1 — Le séchage jusqu’à 250°C

Cette phase correspond à la fumée blanche qui s’échappe du combustible avant l’arrivée des flammes. Un bois bien sec écourte considérablement cette phase.

Même sec, le bois  de chauffage traditionnel contient encore 17 à 20 % d’humidité. Sous l’effet de la chaleur de l’allumage, l’eau va remonter à la surface du bois et se vaporiser. La température du feu va progressivement monter jusqu’à 250°C à mesure que le taux d’humidité du bois va réduire jusqu’à 10-12%. Le poêle à bois (ou la cheminée) mettra un certain temps avant d’obtenir cette cette température. Il faut que cette phase soit réduite au maximum pour limiter le risque d’encrassement du conduit de fumée. A ce stade le feu ne dégage pas de chaleur, l’énergie du feu est utilisée pour préparer le combustible.

 2 — La pyrolyse et la carbonisation entre 250 et  800°C

Cette phase correspond à un combustible bien enflammé mais avec peu de braises.

Un bois bien sec et un apport d’air important permettront aux flammes de se développer rapidement.
Lorsque toute l’eau s’est évaporée et que la bûche brulée atteint 250°C, le bois lui-même se décompose thermiquement en différents gaz volatils, on atteint la température d’auto-inflamation du bois. L’énergie libérée par le feu de bois prend la forme de flammes très brillantes. À mesure que la chaleur s’intensifie, la chaleur des flammes crée un mélange entre l’air et les gaz pouvant atteindre 800°C.

3— La combustion jusqu’a 1000°C

Cette phase correspond à un combustible bien enflammé et auto-entretenu par un lit de braise ardente.

Après décomposition d’une grosse partie du bois, il reste du charbon de bois se consumant lentement, la température pouvant alors y atteindre 800°C -1000°C. Ces braises permettent de maintenir une température 250°C au foyer et d’auto-entretenir la phase de pyrolyse et la carbonisation. Si de l’air est amené au niveau des gaz organiques qui n’ont pas été brûlés ou si ceux-ci passent à travers une flamme d’une autre bûche, ils se consument et libèrent ainsi la totalité de l’énergie qu’ils contiennent.
A ce moment, votre insert ou votre poêle à bois fonctionne à sa puissance maximum et libère la totalité de l’énergie contenue dans le combustible. De plus le feu s’auto-entretiendra tant qu’il y aura assez de bois pour alimenter.

Comment assurer une bonne combustion ?

La première étape consiste à vérifier si votre appareil et la cheminée le desservant sont installés et en bon état. Votre poêle à bois fait partie d’un système : toutes ses composantes, de la base jusqu’au sommet de la cheminée doivent être parfaitement fonctionnelles.
Les trois paramètres importants pour une récupération totale de l’énergie du bois de chauffage sont l’apport d’oxygène, la température élevée dans le foyer et le combustible,

Au démarrage du feu,

Laisser l’air et l’oxygène arriver dans le foyer. Il faut s’assurer que chaque fois qu’un atome de carbone se fait oxyder un autre atome de carbone vienne le remplacer pour répéter le cycle — Nous ferons prochainement un article spécifique sur la chimie du feu de bois et le ratio oxygène/combustible.

Une fois le bois enflammé,

Il faut maintenir la température d’ignition, c’est a dire s’assurer que la température du foyer ne descende pas en dessous de 250°C-300°C. Aussi il faut réduire l’apport en air froid donc diminuer l’entrée d’air. D’autre part, pour recharger le poêle, il faut également le faire progressivement et en pas insérer une trop grosse masse froide telle qu’un lot de 3 ou 5 buches sur un petit feu. La capacité thermique du petit feu ne permettra pas de maintenir le foyer au fessu de 250°C et le feu « mourra ». Il est possible de laisser de la cendre au fond du poêle pour garder la braise et faciliter le redémarrage

Le taux d’humidité des buches de bois est essentiel

Car a/ le feu sera compliqué a démarrer et b/ il faudra quoiqu’il arrive dépenser de l’énergie pour « sécher » ce combustible en dessous de 12% pour qu’il s’enflamme. Nous avons vu que pendant cette période de séchage, le feu ne dégage pas de chaleur.

Conseils pratiques

Faites un bon réglage, organisez bien votre feu, c’est important pour assurer une combustion complète. Il s’agit de bien installer votre appareil de chauffage afin d’obtenir un bon équilibre entre oxygène /combustible de l’air et la quantité d’air apporté.
Utiliser des bûches à faible taux d’humidité et idéalement des bûches densifiées:

  • elles dégagent de la chaleur plus tôt dans leur processus de combustion – donc pendant plus longtemps pour une même buche
  • permettent une utilisation complète du combustible -moins de déchets et plus de rendement
  • limitent les variation de température du feu -production de chaleur plus homogène
  • évitent d’encrasser trop vite votre conduit

A la lumière de ces données techniques, on comprend mieux pourquoi une buche mouillée ne chauffe pas, et l’avantage d’un bois sec. Il est également clair que les bûches compressées au taux d’humidité environnant les 10 % sont bien plus efficaces que les bûches traditionnelles ayant un taux d’humidité de 20 % au mieux (et souvent entre 25 et 30%, même après séchage!).

 

 

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