Quel avenir pour les chaudières à bois ?

Entre la raréfaction des énergies fossiles et l’augmentation du prix de la cuve à fuel, et un combustible en un matériau renouvelable et largement disponible, le choix du chauffage au bois attire de plus en plus de ménages en 2020.

Depuis la nuit des temps, l’homme a chauffé son logis avec un poêle à bois et actuellement, la technologie a permis le développement de chaudières à bois non seulement plus performantes ou plus économiques, mais surtout plus écologiques.

Ainsi, les chaudières à bois d’année en année, fait de plus en plus d’adeptes dans notre société au détriment de ses concurrentes fonctionnant avec des combustibles fossiles comme le gaz ou le fioul, se traduisant par une augmentation des ventes d’appareils d’environ 5 % par an !

Si bien qu’aujourd’hui, plus de 6 millions de ménages l’ont adopté même s’il est en général employé en complément d’une autre source d’énergie.

Et selon les besoins de tout un chacun en tant que chauffage de base ou appoint, de la surface à chauffer et du budget, différents équipements existent sur le marché selon les cas: inserts, poêles ou chaudières.

Le bois, une énergie renouvelable et décarbonée

Issu des forêts de l’Hexagone et européennes, se régénérant naturellement ou de manière anthropique, le bois ne nécessite que peu de transport et sa production peut soutenir la consommation. Par ailleurs, étant neutre en bilan carbone, il ne produit pas de trace carbone : il ne fait que restituer le carbone qu’il a fixé durant sa croissance en brûlant !

Le bois, une énergie économique

Pour 100 kWh PCI pour un combustible à bois, on débourse 5,90 €, 6,20 € pour le gaz naturel, 7,57 € pour le fioul, 14,36 € pour le propane, et 17,58 € pour l’électricité.

Le PCI ou Pouvoir Calorifique Inférieur du combustible indique la quantité de chaleur libérée par ce combustible par unité de volume ou de masse lors de sa combustion.

Des appareils de plus en plus performants

Sans tenir compte des chaudières à bois ouvert, dont le rendement est d’environ 10 %, les appareils de chauffage au bois labélisés Flamme Verte respectent les performances énergétiques élevées conformes aux normes européennes, voire même au-delà. Ce rendement s’élève à 70 % pour le bois bûche, pour atteindre 85 % et 90 % pour les poêle à bois, les poêle à granulé (ou poêle à pellets) et les cheminées avec insert à foyer fermé.

Et si la chaudière est équipée d’un condenseur, en récupérant la chaleur latente des fumées, son rendement peut atteindre 105 %, voire 107 % pour les plus performantes. Les appareils de chauffage au bois Flamme Verte respectent les performances énergétiques élevées conformes aux normes européennes, voire au-delà

À titre comparatif, le rendement d’un radiateur électrique est de 100 %, mais les deux tiers de l’énergie primaire sont perdus (le faible rendement des centrales thermiques et les pertes sur le réseau de distribution).

Pour une chaudière au fioul basse température, le rendement varie entre 93 % et 95 %, et la chaudière fioul à condensation se targue d’un rendement supérieur à 100 %.

Et la chaudière à gaz affiche la même performance que celle à fioul, tant pour la chaudière classique que pour la chaudière à condensation.

Le chauffage à bois et sa conformité aux règlements

Les nouvelles avancées technologiques ont permis la conception des appareils fonctionnant au bois et ses dérivés de plus en plus performants, voire dépassant un rendement de 100 % !

Par ces faits, il s’encadre parfaitement à la RT 2012, la réglementation thermique, actuellement en vigueur, dans la construction neuve, et qui limite la dépense énergétique à 50 kWh/m²/an.

Et cette énergie renouvelable, en l’adoptant d’ores et déjà vous autorise à faire face sereinement à la mise en place de la RT 2020, obligatoire pour tous les bâtiments neufs d’ici le 1er janvier 2021.

Cette nouvelle norme issue du Grenelle de l’environnement vise à diviser par trois la consommation énergétique des nouvelles constructions, voire à abaisser le seuil de la dépense énergétique à 0 kWh/m²/an !

La RT 2020, ou RE 2020, exige aussi la mise en œuvre du concept de BEPOS (bâtiment à énergie positive), c’est-à-dire que la maison se doit d’être à énergie positive : sa production d’énergie grâce à des solutions permettant l’accumulation et la restitution de chaleur et de production d’électricité dépasse sa consommation, ou du moins, très performante énergétiquement parlant, qu’elle soit une maison passive : sa production d’énergie est égale à sa consommation !

Le chauffage à bois, le chauffage d’avenir

Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la RE 2020 interdit, dès l’été 2021, l’installation de chauffage au gaz dans les maisons neuves et dans le logement collectif en 2024. Et fin 2018, le gouvernement a annoncé l’interdiction des chaudières au fioul d’ici 2030 !

Ainsi pour les particuliers, en milieu urbain, outre le chauffage électrique, le chauffage à bois et le solaire restent les seuls procédés de chauffage disponibles. Mais en milieu rural il est encore possible de recourir au solaire ou aux pompes à chaleur (PAC) géothermique ou aérothermique.

 

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