La SER considère le chauffage au bois comme la solution à l’indisponibilité de l’électricité

Avec l’indisponibilité des un tiers du parc nucléaire de la France, le Réseau de Transport d’Electricité (RTE), prévoit un hiver rude cette année. Le chauffage au bois, peut être une bonne alternative pour faire face à cette crise de l’électricité …

Réacteurs à l’arrêt, électricité limitée

Sur les cinquante-huit réacteurs du parc nucléaire de la filiale d’EDF, les 1/3 sont à l’arrêt.  Cette panne est due à des défaillances, mais aussi à des contrôles exigés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Pour la saison hivernale, les responsables annoncent même l’existence d’éventuels délestages. Ainsi, ceux qui ont l’habitude d’utiliser des systèmes de chauffage électrique et autres appareils fonctionnant à l’électricité seront lésés par ces éventuelles coupures.

Comme alternative, le Syndicat des Energies énergies renouvelables proposent le bois de chauffage. Le 15 novembre dernier, ce même syndicat avait dévoilé le bilan de l’état du développement du secteur du chauffage au bois. Et l’organisation indique même qu’évidement les cheminées domestiques ne remplaceront jamais les réacteurs du parc  nucléaire, mais si ces types de foyers n’existaient pas, la situation s’aggraverait.

Huit millions de ménages se chauffent au bois

Il est bon de savoir que le chauffage au bois est le principal système utilisant l’énergie renouvelable comme  source énergétique. Il devance l’hydroélectricité. Ainsi, environ 8 millions de foyers  ont choisis les cheminées, poêles, chaudières et autres appareils à bois ou à granulés comme mode de chauffage dans l’Hexagone. 80% de ces ménages utilisent ces dispositifs en complément d’un autre système de chauffage, les autres en chauffage principal.  Dans le Grenelle de l’environnement de 2007, la prévision était de 9 millions de ménages à la fin de cette décennie. Il y a dix ans,  le nombre de foyers utilisant l’électricité était de 5,7 millions d’euros.

Le système de chauffage au bois permet essentiellement de diminuer la facture d’électricité. C’est valable notamment au moment des pics de consommation durant l’automne, l’hiver et ce jusqu’au début du printemps (de novembre à mars). Lorsqu’il fait plus froid, les dépenses en électricité augmentent encore plus. En effet, le chauffage des logements requiert une production quotidienne de 20 GW. Durant la période qui va de novembre à mars, le bois domestique contribue avec entre 5 et 10 GW soit l’équivalent de 5 à 10 réacteurs nucléaires.

Si jamais il n’y a pas de chauffage au bois, le seul recours possible serait d’accroître la puissance électrique. Ceci en usant des dispositifs nucléaires, des barrages hydroélectriques ou du charbon ou du fioul…. mais pas évident cette hivers en raison des tensions sur l’approvisionnement en électricité.

Pour une meilleure maîtrise de la consommation d’électricité

Selon le délégué général du SER, Damien Mathon, le chauffage au bois s’avère être la meilleure solution pour mieux gérer les pointes de consommations d’électricité. Ce dispositif est notamment efficace lorsque le parc électrique est peu disponible. C’est pourquoi, l’association sensibilise les foyers à utiliser l’énergie bois cette année.

Si en terme de prix ce dernier est en ce moment concurrencé de près par  le fioul, dont les tarifs ont chuté en raison d’un cours du pétrole bas, le fioul n’est pas utilisé comme un chauffage d’appoint. Donc ne permet pas de palier aux pic de froids.

Le syndicat suggère que l’installation du conduit de fumée dans la maison soit incluse dans les aides publiques éligibles pour l’habitat. De même l’association demande à ce que ce dispositif d’évacuation soit intégré dans le cadre de la construction d’une habitation neuve. Les autres solutions apportées par le SER sont le lancement d’opérations de renouvellement du parc, la mise en place d’une prime à la casse pour les équipements au chauffage au bois vétustes et enfin la révision du taux de TVA actuellement à 10%, à  5,5 %.

Notons qu’aujourd’hui, la filière chauffage au bois comprend environ 20 000 emplois, directs et indirects confondus. Les 8 000 postes concernent la production et la commercialisation des pellets et bûches ainsi que la création d’équipements de chauffage au bois (inserts, foyers etc.). Les 4 000 emplois dans la filière sont axés sur la vente d’appareils spécialisés.

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