Quel type de bois vous ne devez pas brûler dans votre cheminée ?

Qu’est-ce qu’il faut, ou non, brûler dans votre foyer ou dans votre poêle à bois, en dehors des traditionnelles bûches de bois commercialisées ? Pas facile d’y trouver une réponse! Mais attention, outre la libération d’un cocktail de vapeurs toxiques dans votre maison et votre environnement, certains bois sont aussi susceptibles de présenter un risque d’incendie ou simplement d’endommager, à court terme, votre installation. Le point.

 

La fumée dégagée par un feu de bois est composée d’un mélange complexe de gaz, de polluants atmosphériques toxiques, des particules fines, au total des centaines de composés potentiellement dangereux et toxiques, voire cancérigènes pour certaines substances !

Entre autres, parmi ces composants toxiques, on peut citer : les oxydes d’azote (NOx) – y compris le dioxyde d’azote (NO2) -, le monoxyde de carbone (CO), les composés organiques volatils (COV), l’ammoniac (NH3), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les dioxines, le dioxyde de soufre, ou anhydride sulfureux, (SO2), le carbone suie, et le mercure.

Et ces composants agressent les yeux et le système respiratoire et peuvent entraîner plusieurs types de problèmes comme la bronchite, l’aggravation des symptômes de l’asthme, les symptômes d’une crise cardiaque, d’insuffisance cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de rythme cardiaque irrégulier.

Et face à ces problèmes de santé dus à la fumée, outre les personnes déjà atteintes d’une maladie pulmonaire, et les personnes souffrant de maladies cardiaques, les plus vulnérables sont les enfants, les adolescents, les femmes enceintes ou ayant accouché depuis peu, les personnes âgées.

chauffage au bois

Et selon l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA), l’obésité ou le diabète sont aussi des facteurs de risque.

D’autre part, les cendres issues de la combustion sont aussi remplies des restes toxiques qui, lors du nettoyage, constitue aussi un autre risque !

La fumée est un signe que le bois brûle mal, donc le foyer dégage des polluants atmosphériques toxiques. Même s’il n’y pas de fumée sans feu, pourtant, évitez d’en produire. Non seulement, elle crée un gène dans la pièce où on fait le feu, mais accroît aussi la pollution à l’extérieur.

Une « bonne » fumée doit être blanche ou presque transparente. Si elle est sombre, épaisse et malodorante, elle est nocive et est une source de nuisance.

Ainsi, aider les bûches à bien se consumer, sans dégager de fumée visible contribue à limiter les effets néfastes du feu. Et surtout, veillez à bien choisir votre bois, car si tout bois brûle, ils ne se valent pas ! De plus, en dehors des impacts sur la santé et sur l’environnement, les feux de bois aussi sont à la source de certains problèmes de sécurité, comme les incendies.

Dans votre choix, un bois sec ayant un pourcentage d’hygrométrie de 15 à 18 % serait l’idéal. Trop humide, le bois brûle mal et endommage le foyer et conduit de fumée.

Pour vous guider, voici une liste non-exhaustive des bois à éviter :

  • Les bois verts : à éviter les branches que vous venez juste de couper. Non seulement qu’il produit beaucoup de fumée, mais en plus, il encrasse énormément votre installation ;
  • Les bois de chauffage humides : non seulement, il a un pouvoir calorifique faible, mais en plus, il encrasse énormément votre installation ;
  • Les résineux : dans cette catégorie, on peut citer le peuplier, le bouleau, le platane, l’épicéa, le sapin, le pin, le mélèze. S’ils sont bons pour démarrer un feu, car ils brûlent très vite, en utilisation courante comme bois de chauffage, ils ont tendance à encrasser l’installation en provoquant un goudronnage et produisent beaucoup de résidus ;
  • Les bois traités : pour améliorer leur durabilité, ils ont subi un traitement chimique, lequel processus comprend du quaternaire de cuivre alcalin (ACQ), d’azole de cuivre (CA) et d’azole de cuivre micronisé (MCA). Pas du tout destinés au chauffage, on utilise ces bois dans les charpentes, les palettes, les meubles, comme bois de clôture, etc. En plus de dégager des produits toxiques lors de leur combustion, ils encrassent votre cheminée ;
  • Les bois peints : comme les bois traités, les produits chimiques toxiques qu’ils contiennent sont libérés lors de la combustion. Des produits qui sont dangereux pour la maisonnée et qui contribuent aussi à la corrosion de votre foyer ;
  • Les contreplaqués ou les panneaux de particules : Ce sont des bois reconstitués, des bois manufacturés. En brûlant, ils dégagent des fumées toxiques et des cancérogènes dangereux ;
  • Les bois flottés : même sec, il ne devra pas être brûlé dans votre cheminée. En libérant le sel qu’il contient, il peut corroder votre foyer et votre cheminée.

En général, même en très faible quantité, les substances chimiques utilisés dans les divers processus de traitement du bois sont dangereuses pour l’homme.

 

Et par mesure de sécurité, si certaines essences de bois crépitent en brûlant, un bruit si agréable, faites toutefois attention au danger de projection, donc d’incendie !

En utilisant ces bois, comme le châtaignier ou, dans une moindre mesure, le chêne, comme bois de chauffage, veillez à fermer le foyer. Tout en veillant aussi aux distances de sécurité, ne vous éloignez pas trop du foyer !

Finalement, le meilleur bois de chauffage pour votre foyer est celui pour lequel il a été construit. En brûlant un autre type de combustible, vous vous exposez à un risque inutile, mais pas seulement, votre maison aussi !

Averti de ces dangers, il ne vous reste plus qu’à vous chauffer !

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